La crise du fait majoritaire est plus profonde que la crise de la Constitution
Une crise sociale, politique et parlementaire s’est ouverte depuis le mois de janvier à propos de la réforme des retraites. Elle ne peut pas être considérée comme une « crise de régime » puisque le gouvernement est parvenu à franchir plusieurs étapes en utilisant les instruments que le régime justement met à sa disposition. Il serait trop simple cependant de la considérer comme une simple crise politique aisément surmontable et qui serait vite oubliée. Plusieurs éléments indiquent que le « fait majoritaire » et même la capacité à faire du « collectif » se trouve aujourd’hui fortement remis en question, surtout à l’Assemblée. Groupes et intergroupes n’ont plus le caractère « fiable » d’autrefois. Il faut dès lors commencer à imaginer une nouvelle vie politique sans « fait majoritaire ».