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Philippe Raynaud

Chercheur indépendant

HEURS ET MALHEURS DU « CITOYEN »

La publication des propositions de la « Convention citoyenne pour le climat a suscité des réactions diverses mais en fait assez prévisibles, compte tenu de la manière dont celle-ci a été créée et a travaillé. Sur le fond des propositions, l’approbation est majoritaire dans les mouvements gagnés à l’écologie politique, mais la méfiance est générale dans toutes les familles de la droite, et elle est assez présente dans une partie de la majorité présidentielle. L’évolution de l’opinion publique est pour l’instant incertaine et, si la proposition d’abaisser à 110 km/h la limitation de vitesse sur les autoroutes semble impopulaire, la volonté affichée d’une régulation accrue des effets du marché qui irait de pair avec la lutte contre les « inégalités » peut susciter une adhésion assez large pour devenir majoritaire. Les clivages sont moins nets lorsqu’il s’agit de la manière dont on peut prendre en compte les propositions dans la décision publique, qui est en fait le principal problème que pose cette « convention » inédite.